Le havre et ailleurs vu par Tce76

Exposition de mes meilleurs clichés sur le Havre, la normandie, flore, faune, mais aussi,les iles grecques, la tunisie, l'autriche, l'égypte, le maroc Venise,Londres, le Canada, les USA,bref, invitation au voyage...

30 mai 2010

Victor Hugo en 2010

Un clin d'oeil à mon ami Dan, pour cette incrustation magistrale.

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Bravo Mister Dan

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Paradise Island

(2 clichés réalisés par Madame)

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Panasonic DMC TZ3 - 28 mm - f/8 - 1/400" (-0,33 IL) - ISO 100

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Panasonic DMC TZ3 - 28 mm - f/8 - 1/250" (-0,33 IL) - ISO 100

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29 mai 2010

Victor Hugo et Hauteville House (4)

Dernier niveau,  le "LOOK OUT"

Cette pièce aussi appellée look out ou belvédère, est entierement vitrée. C'est une cage de verre, une chambre aérienne, innondée de lumière, d'où l'on a une vue incomparable.

C'est dans cette serre de 5 mètres 30 de long sur 3 mètres de large, occupée en grande partie par deux divans, que le poète a travaillé pendant de longues années.
Le plancher est de bois nu ; au centre la verrière ovale qui éclaire la montée de l'escalier.

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A gauche, à l'extrémité du mur, une petite tablette de bois noir, que l'on rabat pour ouvrir la porte donnant sur la galerie qui fait le tour du toit. C'est sur cette tablette, ainsi que sur l'autre à angle opposé, que Victor Hugo travaillait, face à l'immensité. Il jetait derrière lui ses manuscrits sur les divans pour en faire sécher l'encre.
Il travaillait chaque jour dès 6 ou 7 heures du matin et jusqu'à midi. Il écrivait debout et avait pris l'habitude de marcher en composant : "Puisqu'il faut" disait il "mourir de quelque manière, j'aime mieux que ce soit par les jambes que par la tête, et j'use mes jambes en marchant beaucoup et en évitant trop de m'asseoir".
"Un écrivain qui, se levant avant le jour, a fini sa journée à midi l'a bien gagnée" disait il, ce qui ne l'empêchait pas de travailler à nouveau au cours de l'après midi, mais il consacrait d'ordinaire celle ci à des promenades le long des grèves sauvages ou dans les riantes vallées de l'île.


A gauche un divan. A droite un autre divan très vaste, à trois gradins, prenant tout l'angle de la pièce. A l'entrée, sur le mur, un miroir à cadre de bois noir qui reflète l'océan.

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Sur le mur de facade, un petit poêle Louis XV en faïence blanche vernissée à reflets bleutés, orné d'une statuette de Vénus aux mains pleines de roses. Le mur, qui monte seulement jusqu'à hauteur d'appui est, de chaque côté du poêle, lambrissé de carreaux de céramique blancs, violets et bleus, semblables à ceux de la salle à manger.

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Devant soi, le port de Saint Pierre et ses quais puis Castle Cornet ; Hugo fut témoin de la construction du port moderne et de la jetée qui relie Castle Cornet à la ville. Quand il débarqua le 31 octobre 1855, le bateau malle ne pouvait encore arriver à quai et il fallait transférer les passagers et leurs bagages sur de plus petites embarcations. Il arriva par gros temps et la malle contenant le manuscrit des "Misérables" faillit passer par dessus bord.

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Plus loin, la pointe de Saint Sampson, les îles d'Herm et de Jethou entre lesquelles, le matin, se lève le soleil, plus loin Sercq, l'île parfumée, plus loin encore, à gauche Aurigny, à droite Jersey, et partout par temps clair, entre les îles, à l'horizon, la côte de France. Un spectacle inouï. "Douze lieues d'océan".

A ce contact quotidien avec l'immensité, la pensée du poète s'épurait, s'élargissait. A l'indignation des premières années de l'exil, qui nous avait valu les vers féroces des "Châtiments", succédait un apaisement olympien. "Sur cette roche où je vis dans la brume et dans la tempête, je suis parvenu à me désintéresser de toute chose, excepté des grandes manifestations de la conscience et de l'intelligence. Je n'ai jamais eu de la haine et je n'ai plus de colère", écrit il en 1865.

C'est dans ce "promontoir du songe" qu'il écrivit, en totalité ou en partie : "La légende des Siècles, Les Misérables, William Shakespeare, Les Chansons des Rues et des Bois, Les Travailleurs de la Mer, Paris, L'Homme qui rit" et ces ouvrages qui devaient paraître après l'exil, certains après sa mort : "Quatre Vingt Treize, La Pitié Suprême, L'Ane, Religions et Religion, Les Quatre Vents de l'Esprit, Le Théâtre en Liberté, La Fin de Satan, Dieu, Toute la Lyre"....

Fin de série.

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28 mai 2010

Victor Hugo et Hauteville House (3)

Au 2ème étage,

Une grande verrière ovale, encastrée dans le plancher de l'étage supérieur, éclaire la montée de l'escalier. Du centre de la verrière pend un lustre en cristal à trois lumières.
Sur le tour en bois clair de la verrière, Hugo a peint une curieuse guirlande où se mêlent des fleurs, des inscriptions, de petits personnages, des oiseaux, des papillons.

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La galerie de chène,

Pièce étonnante, du plus pur moyen âge romantique, qui constitue l'antithèse des salons . Au lieu des soieries et des laques, après les couleurs chatoyantes, le vieux bois, employé presque seul. D'où l'expression de Charles Victor:"une véritable forêt de chêne", assez sombre malgré les cinq fenêtres. Aucune cloison, des stalles qui s'arrêtent à mi hauteur entre lesquelles s'ouvre un passage, si bien que cette galerie est la plus longue de toutes les pièces d'Hauteville House, pourtant la sensation d'y être enfermé est omniprésente, d'autant que le plafond y est très bas.

Dans le projet initial, Hugo songeait à faire de la galerie son appartement personnel : un cabinet de travail, une chambre à coucher. Pourtant c'est à l'étage supérieur qu'il travaillera et couchera. Il coucha que quelques temps, dans cet appartement, au cours d'une maladie assez grave.

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Au milieu de la pièce, se dresse un lampadaire imaginé par Hugo. Sur deux socles, le second carré, plus petit, décoré de panneaux où figurent, avec Saint Pierre, Saint Matthieu, Saint Paul et Saint André, un arbre aux nombreux rameaux terminés par des bougeoirs qui sont, en réalité, des bobines de fils. Son faîte frôle le plafond : une Vierge à la tête penchée, au cou très long, statuette que Hugo a taillée de ses mains dans le style archaïque. "Le grand chandelier de bois que j'appelle "l'arbre de feu" a été fini aujourd'hui 7 mai 1859". Hugo avait eu l'intention d'y faire mettre le gaz, mais y a renoncé.

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26 mai 2010

Victor Hugo et Hauteville House (2)

Au 1er étage, les salons:

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Un salon rouge et un salon bleu, Victor Hugo avait une mémoire visuelle prodigieuse, et le choix de cet ensemble fut influencé par un souvenir d'enfance. La décoration intérieure du Palais Masserano, où il vécut au début de son séjour à Madrid en 1811, avait produit une impression extraordinaire.

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La serre ou la véranda:

Petite pièce très gaie, remplie de lumière. Toute vitrée dont les meubles, à l'exception d'une table de chêne, sont tous en rotin blanc. Hugo venait souvent s'y reposer et lire.

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Une vigne y poussait du temps de Hugo. Le raisin de table est excellent à Guernesey, il invitait ses amis à le déguster sur place.


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Du balcon, une vue admirable. Devant soi : le jardin et ses grands arbres, les jardins voisins, la baie de Havelet, la mer. A gauche : Castle Cornet et les îles de Jethou et Herm. A droite : la colline boisée du Belvédère.

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La famille Hugo aimait ce balcon aéré, d'où l'on jouissait à la fois de reposantes perspectives de verdure et du spectacle changeant et animé de la mer : "les navires passent tout près de nous" écrivait Auguste Vacquerie à Ernest Lefèvre, "le packet qui te portera cette lettre filait tout à l'heure entre Castle Cornet et notre jardin. Barques de pêche, sloops, bricks, trois mâts, bateaux à vapeur se croisent devant moi et c'est grand comme la Manche ; c'est un fleuve et c'est l'océan ; une rue sur la mer !".

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25 mai 2010

Victor Hugo et Hauteville House

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Nul besoin de présenter Victor Hugo.

"Les misérables" ou encore "Notre Dame de Paris" sont connus dans le monde entier. Romancier inclassable, dramaturge ambitieux, poête hors pair, grand voyageur, dessinateur, photographe, décorateur, homme de conviction religieuse, homme politique, Victor Hugo faisait sans aucun doute partie des grands de ce monde.

Sous le Second Empire, opposé à Napoléon III, il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey. Le souvenir douloureux de Léopoldine sa fille — ainsi que sa curiosité — le pousse à tenter des expériences de spiritisme consignées dans Les Tables tournantes de Jersey.

Chassé de Jersey en 1855 pour avoir critiqué la reine Victoria, il s'installe à Guernesey dans sa maison Hauteville House. Il fait partie des quelques proscrits qui refusent l'amnistie décidée quelque temps après (« Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là »). Ces années difficiles sont très fécondes. Il publiera notamment Les Châtiments (1853), œuvre en vers qui prend pour cible le Second Empire ; Les Contemplations, poésies (1856) ; La Légende des siècles (1859), ainsi que Les Misérables, roman (1862). Il rend hommage au peuple de Guernesey dans son roman Les Travailleurs de la mer (1866).


Hauteville House n'est pas un musée et ce n'est pas seulement la maison où Victor Hugo passa quatorze ans d'exil et où sont accumulées des richesses incomparables, c'est véritablement une création hugolienne, de plus lors de la visite on y perçoit une présence ; elle est restée comme impregnée de la personnalité de Hugo , au milieu de ces meubles et de ces tapisseries qui semblent vivre d'une vie mystérieuse, l'impression indéfinissable d'être accompagné par une ombre familière s'insinue en nous.

Ce sont les héritiers de Victor Hugo, Jeanne (sa petite fille) et les enfants de Georges (son petit fils) qui ont fait don de cette maison à la Ville de Paris en 1927.

Voici quelques clichés de ce fabuleux endroit:

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Commençons la visite par la Salle de billard,

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Cette vaste pièce est moins décorée que les autres, elle est la seule de la maison qui ressemble à un musée. Sa décoration proprement dite a été négligée, les portes intérieures sont unies et le plafond est resté nu. Débarrassée des caisses d'objets precieux que Hugo y avait entassé, cette pièce est de nos jours une sorte de préface à la visite ; on y trouve des objets précieux et des portraits de la famille dont certains sont l'oeuvre de Madame Hugo, ainsi que des dessins de Hugo.


Ce salon fait suite à la salle de billard. Dans cette pièce, où pénètre une lumière adoucie, règne une atmosphère d'apaisement et d'intimité, c'est là que la famille prenait le café et donnait de petites soirées.

Les murs et le plafond sont recouverts de tapisseries du XVIIIème siècle, sauf les petites tapisseries autour de la fenêtre qui sont du XVIème siècle.
La grande tapisserie qui recouvre le mur de gauche et qui représente une scène de chasse, est une tapisserie d'Aubusson.

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Juste face à la tapisserie d'Aubusson, une cheminée de chêne, imposante, monumentale, surchargée de sombres sculptures, occupe, jusqu'au plafond, presque tout le mur. Cette "cathédrale de chêne" constitue induscitablement l'oeuvre maîtresse du poète architecte.

Elle est faite de fragments de meubles anciens, assemblés sur un plan qui rappelle à la fois le Moyen Age, la Renaissance et l'époque Louis XIII. Les détails sont innombrables et compliqués, mais ils sont ordonnés avec un art si subtil qu'ils se fondent harmonieusement dans l'ensemble.


L'atelier que l'on appelait aussi fumoir, est une pièce lumineuse aux larges ouvertures vitrées, qu'emplit toute la gaîté du jardin. Même s'il est arrivé à Victor Hugo de travailler dans cette pièce, elle était plus simplement réservée à la détente.

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Au plafond, une très belle tapisserie flamande. Par sa composition et ses proportions monumentales, le bahut installé contre le mur de droite ressemble à la cheminée du salon des tapisseries. Il se compose de trois coffres anciens soutenus par deux pieds de table et une base en bois scuplté (des chérubins et des chandeliers à sept branches).

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A droite, dans le mur faisant face au jardin, une petite porte donne sur un cabinet noir avec évier, où Charles Hugo et Auguste Vacquerie, passionnés de photographie, développaient leurs plaques.


Une porte à double battants permet d'accèder à la salle à manger, "Salle à Mauger" comme la surnommait la famille Hugo, en référence à l'artisan Monsieur Mauger qui a "reconstruit" la maison avec l'aide de trois ouvriers : James, Jean et Gore. Cette pièce fut donc la première à laquelle ils s'attaquèrent et ils mirent un an à la décorer.

Avant d'entrer, un détail pratique, on peut voir à gauche de l'entrée de la salle, le monte charge qui apportait les plats du sous-sol où se trouvaient les cuisines.

Cette pièce, Hugo l'a voulue magnifique, avec une profusion de détails dans une grande unité. Trois types de revêtement ont été utilisées : les carreaux de faïences, le bois de chêne, et les tapis et tapisseries.

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Puis voici l'étonnante et massive cheminée, bloc de céramique à fond blanc, et son immense lettre H, initiale de Hugo et de Hauteville House, dessinée en relief par de petits carreaux à dessins bleus. "Cet H monumental se dresse comme la signature de pierre de la maison". Le foyer est fermé par un panneau peint du XVIIème siècle.

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24 mai 2010

Royal Channel Islands Yacht Club

St Peter's Port,

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KM DYNAX 5D - Minolta AF 70-200mm f/2.8 APO G D SSM  - 70 mm - f/8 - 1/640" - ISO 100

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